Ecriture manuscrite

Qu’est-ce qu’apprendre à écrire?

L’écriture enseignée en France est dite « cursive ». Ce n’est pas le cas partout dans le monde. Elle avance en enchaînant les lettres apprises à l’école. Les qualités recherchées dans cette écriture cursive sont alors la vivacité, l’habileté et la simplification des formes qui permet une avancée sur la ligne efficace.

Apprendre à écrire, c’est apprendre à faire courir son crayon sur le papier pour délivrer un message lisible, clair, et porteur de sens. Cette trace laissée, appelée également fil graphique, slalome pour dessiner la forme codée des lettres de façon continue lorsqu’il se déroule sans interruption ou bien de façon irrégulière lorsqu’il est interrompu par des levers de crayon.

Dans l’écriture manuscrite, on distingue 3 zones :

La zone médiane (ou corps de l’écriture) repose sur la ligne.

La zone des hampes est la partie haute dans laquelle s’élancent les lettres qui montent

La zone des jambages est la partie basse dans laquelle se prolongent les lettres qui descendent

Les trois zones d’écriture (support seyes)

Les mouvements coordonnés nécessaires au geste d’écriture :

Deux groupes de mouvements coordonnés donnent naissance à la trace écrite :

  • le mouvement d’inscription ou tracé des 26 lettres de l’alphabet enseigné méthodiquement (on parle de ductus des lettres)
  • le mouvement de progression qui indique le mouvement de gauche à droite du graphisme et qui donne le mouvement et le dynamisme au geste d’écriture

La progression de l’écriture est la liaison réussie entre les lettres qui permet à l’écriture de se mettre en mouvement. Au début de l’apprentissage, l’enfant éprouve des difficultés à lier les différentes lettres d’un mot : il écrit une lettre après l’autre en essayant de camoufler les interruptions du fil graphique. On constate donc dans l’écriture un manque de régularité, des saccades, des soudures qui montrent que l’enfant est peu habile avec son geste graphique. Tout cela est normal en début d’apprentissage mais petit à petit, le geste doit s’automatiser et permettre la progression de l’écriture.

Alors, l’enfant ne fait plus l’addition de plusieurs gestes isolés formant les lettres mais bel et bien un tracé qui exprime déjà le rythme personnel du scripteur telle une « mélodie cinétique ». C’est de cette étape que découle le plaisir d’écrire… L’écriture se personnalise, le scripteur en devient l’auteur et s’en saisi comme d’un outil à la fois performant, utile, personnel et intéressant.

Très souvent, les enfants qui rencontrent des difficultés en écriture n’ose pas lâcher prise et se retrouvent avec une écriture qui manque de vitesse et de fluidité. D’autres fois, les enfants peuvent être entravés dans le mouvement de part leur position ou de part des blocages inconscients car personne ne souhaite mal écrire, personne ne fait exprès d’être illisible, peu soignée, malhabile ou douloureux lors de la scription. Nous avons tous conscience de nos faiblesses et ce mal-être provoqué par cette écriture peu représentative de son scripteur peut engendrer de graves conséquence chez celui-ci.

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