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Je croise les doigts pour que le projet voit le jour rapidement mais il semble que Au plaisir d’écrire 76 (cabinet de rééducation de l’écriture) ouvrira ses portes sur la commune de Yerville. Un pôle pluridisciplinaire est en cours de réflexion !

Reste à attendre la date d’ouverture !

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dysgraphie, graphotherapie, rééducation de l'écriture

Ecriture & Thérapie

 La graphothérapie, qu’est-ce que c’est ?

La graphologie, qui est un fidèle révélateur de la psyché et de la personnalité à donné naissance à la graphothérapie, qui postule qu’un certain travail sur l’écriture peut contribuer à transformer la psyché et les comportements. Découvrez la graphothérapie, ses principes, ses bienfaits, le déroulé d’une séance, comment devenir graphothérapeute.

La graphothérapie avait à l’origine pour champ d’action la dysgraphie (troubles de l’écriture qui ont pour résultat l’illisibilité relative) et certains troubles du comportement chez les enfants. Elle consistait donc à rééduquer l’écriture afin de la rendre plus lisible et facile à réaliser.

Ainsi, l’analyse et l’observation de sa propre écriture permettraient, par exemple, de faire ressurgir des souvenirs d’enfance à l’origine de diverses dépendances affectives ou psychiques, ou de lever le voile sur des aspects méconnus de sa personnalité. Par la suite, en transformant sa façon d’écrire et à l’aide de divers exercices graphiques, on pourrait, par une sorte de rétroaction, agir sur sa psyché, et conséquemment changer des attitudes ou des comportements nuisibles. L’exemple classique, et bien sûr un peu réducteur, est de s’efforcer de placer volontairement et consciemment les barres de nos T plus haut, ce qui nous aiderait à adopter une attitude plus déterminée et plus confiante pour affronter nos défis quotidiens.

Traiter les problèmes de dysgraphie

La graphothérapie vise à aider les enfants qui présentent des problèmes de dysgraphie. Ces enfants, surtout des garçons, en viennent rapidement à souffrir de problèmes d’apprentissage. Cela a pour effet de leur donner des sentiments d’échec et de manque de confiance en soi, et peut entraîner des troubles du comportement. Il s’agit souvent d’enfants intelligents, brillants, parfois surdoués. Chez eux, l’illisibilité de l’écriture provient fréquemment d’un choc émotionnel vécu dans le cercle familial au cours de la petite enfance.

Rééduquer l’écriture

La rééducation ne porte pas directement sur l’écriture elle-même, mais plutôt sur le dessin de quelques formes fondamentales (boucles, coupes, arceaux, hélices, etc.). Il s’agit de simplement travailler sur la souplesse et l’aisance dans le geste. De façon aussi ludique que possible, on vise à relaxer le geste, la respiration, les perceptions et les sensations. Par la suite, on apprend à bien tenir le crayon, à adopter une bonne position corporelle durant l’écriture, bref, on tâche de détendre l’enfant afin qu’il prenne plaisir à écrire.

Mieux se connaître

La graphothérapie peut être utilisée pour une meilleure connaissance de soi et pour libérer la psyché des obstacles qui peuvent nuire à son développement. Cette approche est donc également destinée aux personnes qui désirent mieux se connaître et repérer les obstacles qui limitent la réalisation de leur plein potentiel.

Le graphothérapeute

Le graphothérapeute est un professionnel qui peut exercer en privé ou en public. Il va aider l’individu à mieux tenir son stylo, à mieux se positionner et à acquérir de bonnes bases à l’aide d’exercices ludiques. Compréhensif, son rôle est de rééduquer son patient en prenant en compte sa personnalité et sa sensibilité.

Déroulé d’une séance

En graphothérapie classique : la première rencontre se passe généralement avec l’enfant et ses parents. Durant celle-ci, le graphothérapeute va évaluer le sujet et établir le contact. En principe, c’est l’enfant qui décide (ou accepte) d’entrer en thérapie à la fin de cet entretien d’environ 2 heures. Suivra une série de séances hebdomadaires qui s’étaleront sur une période pouvant varier de 6 à 10 mois.

Graphothérapie symbolique : à l’occasion de la rencontre initiale, la personne écrit un texte et étudie les outils d’analyse de la graphothérapie symbolique. Grâce à ceux-ci, elle pourra désormais repérer elle-même dans son écriture le ou les traits récurrents (on les appelle signes-totems) qui constituent les véritables signatures graphiques de ce qui se cache dans son inconscient. Par divers exercices graphiques, on tâchera, par exemple, de modifier l’angle des lettres, de leur ajouter de la rondeur, ou alors de s’exercer à écrire de la main gauche pour les droitiers et de la droite pour les gauchers, histoire de rétablir l’équilibre entre les deux hémisphères du cerveau.

Devenir graphothérapeute

Il existe plusieurs écoles de graphologie et de graphothérapie. En règle générale, les formations sont composées de cours de rééducation de l’écriture, de psychologie clinique et d’interprétation du dessin. Elles peuvent s’effectuer en école ou par correspondance.

Contre-indications de la graphothérapie

La graphothérapie s’adresse aux enfants, aux adolescents et aux adultes qui souhaitent corriger leur écriture ou entamer une démarche de développement personnel. Cependant, cette discipline n’est pas une technique d’intervention en cas de crise aiguë ou de psychose.

Ecriture manuscrite

Ecriture manuscrite et mémorisation

Apprendre en écrivant aide à mémoriser les mots et à maîtriser l’orthographe. Selon Denis Alamargot, les outils numériques offrent un nouveau support d’apprentissages de l’écriture, mais ne peuvent la remplacer. Dans un article du Parisien, le professeur en psychologie cognitive, rejoint les travaux du Pr Roll  intitulés La main écrit sur le papier … et sur le cerveau.

« Ecrire à la main mobilise des zones cérébrales et des connaissances motrices qui ne le sont pas par le clavier. Lorsqu’on apprend à écrire avec un crayon, on construit des connaissances visuelles relatives à la forme de la lettre, mais aussi des connaissances motrices liées au geste du tracé de la forme. Quand on tape sur un clavier, c’est un simple appui, les lettres ne bénéficient pas d’un encodage moteur spécifique. Ainsi, il a été montré que l’on mémorise mieux les lettres apprises avec un crayon qu’un clavier et qu’on les reconnaît ensuite plus rapidement en situation de lecture. Ce « pouvoir » de l’écriture manuscrite s’étend au-delà des lettres. Apprendre des mots en les écrivant fournit de meilleurs résultats que les épeler ou encore les lire, également en raison du codage moteur supplémentaire.« 

Dans un passage sur l’écriture cursive, il écrit aussi que les recherches existantes montrent que l’écriture cursive favorise la mémorisation de la lettre :

  • le geste y est plus complexe
  • il existe plus d’indices pour reconnaître les lettres

A contrario, l’écriture scripte qui s’écrit plus rapidement et facilement, entraîne davantage de confusions avec certaines consonnes comme le p et le q, le d et le b.

Enfin, il nous explique ce qui pourrait améliorer l’écriture des écoliers (et qui tombe sous le sens) :

Les professeurs sont peu, voire pas du tout formés pour enseigner la graphomotricité, ce geste spécifique de l’écriture, incluant la manière de tenir son stylo, de tracer une lettre… Pourquoi ne pas envisager un module sur cette question dans leur formation ? C’est à l’âge de 13-14 ans que le geste est en réalité définitivement installé et permet alors d’écrire de façon fluide. Or, dans les pratiques et dans une certaine mesure les programmes, on considère que la graphomotricité est globalement acquise à la fin du CP, début CE1. Il faudrait pourtant continuer à la perfectionner de façon active et intensive au moins jusqu’au CM2. On est très loin du compte !

Attention, ces remarques ne sont pas toujours valables pour les pour les enfants dyspraxiques ou pour les écritures dysgraphiques

graphotherapie, rééducation de l'écriture

Les grands tracés-glissés

Les exercices de grands tracés-glissés permettent de mettre en place une coordination et des appuis corrects lors du déplacement du bras. Ils assurent aussi le relâchement nécessaire pour éviter les tensions.

Ecriture manuscrite

L’écriture manuscrite

Ecrire est le propre de l’homme depuis toujours : ce besoin de laisser des traces, de communiquer, de s’exprimer fait de nous ce que nous sommes. Tout petit l’enfant gribouille déjà et s’intéresse à l’écrit. Très jeune, il fait la différence entre l’écriture et le dessin et c’est avec fierté qu’il vous montre ses premiers simulacres d’écriture. Puis il apprend à écrire des lettres, son prénom et quelques mots avant d’entrer au CP.

Mais écrire à la main n’est pas inné, ni si simple qu’il y paraît ! Il faut apprendre à former chaque lettre, à les aligner pour en faire des mots et en même temps réfléchir, comprendre ce que l’on écrit. Aussi si l’écriture est sensé être une tâche de bas niveau une fois automatisée, elle est énergivore et capricieuse durant son apprentissage qui peut être long et chaotique pour certains….

N’est-ce pas dépassé en 2021 de plaider en faveur de l’écriture manuscrite alors que tant de possibilités d’écritures tapuscrites inondent notre vie courante ? (ordinateurs, tablettes, smartphones…) Je reste persuadée que non ! Et diverses études vont dans ce sens !

Apprendre à écrire modèle le cerveau, favorise l’apprentissage de la lecture et de l’orthographe, l’habileté manuelle, la concentration mais développe aussi la créativité, le plaisir, l’estime et la confiance en soi ainsi que la liberté.

Mon écriture couchée sur le papier est une partie de moi : le reflet de mon âme, de mes humeurs, mon porte-parole, mon étendard, ma pensée, l’importance que j’accorde au sujet, au destinataire, à la cause…

L’écriture n’est malheureusement pas un plaisir pour tous, alors pour lui redonner ses lettres de noblesse, nous pouvons redonner le goût d’écrire à ceux qui ne l’ont pas trouvé ou à ceux qui l’ont perdu car cela vaut la peine d’y consacrer de l’énergie pour y retrouver tant de plaisir…

Ode à l'écriture manuscrite ! – Atelier enluminure Marie-Eve
https://atelierenluminure.com/2018/11/14/ode-a-lecriture-manuscrite/
Jolie écriture calligraphique empruntée à l’article Ode à l’écriture manuscrite