Ecriture manuscrite

Ecriture manuscrite et mémorisation

Apprendre en écrivant aide à mémoriser les mots et à maîtriser l’orthographe. Selon Denis Alamargot, les outils numériques offrent un nouveau support d’apprentissages de l’écriture, mais ne peuvent la remplacer. Dans un article du Parisien, le professeur en psychologie cognitive, rejoint les travaux du Pr Roll  intitulés La main écrit sur le papier … et sur le cerveau.

« Ecrire à la main mobilise des zones cérébrales et des connaissances motrices qui ne le sont pas par le clavier. Lorsqu’on apprend à écrire avec un crayon, on construit des connaissances visuelles relatives à la forme de la lettre, mais aussi des connaissances motrices liées au geste du tracé de la forme. Quand on tape sur un clavier, c’est un simple appui, les lettres ne bénéficient pas d’un encodage moteur spécifique. Ainsi, il a été montré que l’on mémorise mieux les lettres apprises avec un crayon qu’un clavier et qu’on les reconnaît ensuite plus rapidement en situation de lecture. Ce « pouvoir » de l’écriture manuscrite s’étend au-delà des lettres. Apprendre des mots en les écrivant fournit de meilleurs résultats que les épeler ou encore les lire, également en raison du codage moteur supplémentaire.« 

Dans un passage sur l’écriture cursive, il écrit aussi que les recherches existantes montrent que l’écriture cursive favorise la mémorisation de la lettre :

  • le geste y est plus complexe
  • il existe plus d’indices pour reconnaître les lettres

A contrario, l’écriture scripte qui s’écrit plus rapidement et facilement, entraîne davantage de confusions avec certaines consonnes comme le p et le q, le d et le b.

Enfin, il nous explique ce qui pourrait améliorer l’écriture des écoliers (et qui tombe sous le sens) :

Les professeurs sont peu, voire pas du tout formés pour enseigner la graphomotricité, ce geste spécifique de l’écriture, incluant la manière de tenir son stylo, de tracer une lettre… Pourquoi ne pas envisager un module sur cette question dans leur formation ? C’est à l’âge de 13-14 ans que le geste est en réalité définitivement installé et permet alors d’écrire de façon fluide. Or, dans les pratiques et dans une certaine mesure les programmes, on considère que la graphomotricité est globalement acquise à la fin du CP, début CE1. Il faudrait pourtant continuer à la perfectionner de façon active et intensive au moins jusqu’au CM2. On est très loin du compte !

Attention, ces remarques ne sont pas toujours valables pour les pour les enfants dyspraxiques ou pour les écritures dysgraphiques

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graphotherapie, rééducation de l'écriture

La boucle

Première forme de base à retravailler, la boucle permet de tracer différentes lettres. A l’aide de petites ou de grandes progressions, de petites boucles, de grandes boucles ou d’alternances, ce travail libère le geste pour mettre du mouvement dans le tracé : favoriser le mouvement en induisant la forme et la tenue de ligne…